Handicap, troubles, étiquettes et Cie

« Est-ce que vous êtes ouverts aux enfants atteint de troubles autistiques ? »
« Mon enfant est TDA/H, sera-t-il bien chez vous ? »
« Et le handicap, acceptez-vous les enfants handicapés ? »
« Et le retard mental ? »

 

Voilà beaucoup de questions que nous entendons lors de nos réunions et portes ouvertes… Il semble même que j’ai une aura particulière pour attirer à moi les parents concernés 😉

 

Réponse courte :

 

Oui, nous acceptons a priori tous les enfants/adolescents
Non, nous n’avons pas de critères sélectifs excluant un type de handicap ou un trouble particulier
Non, nous ne comptons dans nos rangs aucun éducateur spécialisé, aucune « spécialiste » de l’autisme, des troubles dys, du TDA/H comme de tout autre handicap.
Si nous acceptons a priori tout le monde, ce n’est PAS par volonté de recruter tout azimut (voir un billet précédent à ce sujet !), mais parce que la philosophie de notre modèle nous donne une position très particulière

 

« A priori » = en philosophie, une connaissance a priori est une connaissance logiquement antérieure à l’expérience. Dans la pensée de Kant, c’est aussi une connaissance « indépendante de l’expérience ». Cela s’oppose à une connaissance a posteriori, empirique, factuelle, à ce qui est « issu de l’expérience » (Kant) – (Wikipédia)

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***

 

Pour répondre à vos questions précises sur tel ou tel trouble/handicap, tout d’abord :

 

– Concernant l’autisme

 

Sans être spécialiste de la question, je sais que le spectre autistique est assez large, suffisamment large pour empêcher toute catégorisation d’une personne dans un type de comportement au sein de notre communauté. C’est ainsi que certaines personnes peuvent se sentir bien chez nous quand d’autres ne pourront pas le supporter.
Tout est également question de l’attente des parents : si vous êtes dans l’attente de quelque chose (d’un apprentissage notamment, ou d’une attitude pro-active de notre part là-dessus), vous risquez de vous crisper sur ce qui ne vient pas, ou sur ce qui vient « mal »… De notre côté nous n’avons aucune attente envers nos membres, sauf celle de respecter le climat de l’école et les autres membres. Toute mésentente à ce sujet ne pourra apporter que crispations et tensions entre nous, avec votre enfant au milieu…

 

Il y a dans les écoles Sudbury des jeunes atteints de troubles autistiques légers qui vivent leur vie en toute quiétude !

 

– Concernant le handicap (moteur, visuel, auditif…)

 

Comme je l’ai dis, aucun a priori de notre côté concernant une situation de handicap. Par contre, la philosophie de l’école induit une non-prise en charge de l’enfant/ado particulière de notre part… ce qui implique que ce dernier se doit d’avoir une autonomie assez élevée.
La question de la présence d’une AVS peut être problématique, mais elle ne l’est pas non plus a priori… Nous avons déjà reçu en entretien une jeune fille lourdement handicapée et son AVS, cette dernière étant totalement ouverte et adhérente à notre philosophie. Suite à nos échanges, la présence de l’une et l’autre à l’école, dans les conditions particulières de ce cas précis, était totalement envisageable ! (les parents sont au final partis vers une autre structure)

 

– Se détacher des étiquettes et des cases enfermantes 

 

Lors de/des entretien(s) préalables avec les parents et le futur membre, la question du trouble/de l’étiquette va à coup sûr faire surface, ne serait-ce que parce que, dans la plupart des cas, c’est ce trouble/cette étiquette et la souffrance qui en a résulté dans le système classique qui a amené les parents vers nous…
Mais au-delà du cercle de l’entretien, ces informations n’ont aucun intérêt pour tous les membres de l’école qui n’étaient pas présents à ce moment là (de 3 à 37 ans).

 

Ce qui implique que, de tous les membres de l’école, rares sont ceux qui peuvent savoir si le nouveau membre avait une étiquette ou un trouble particulier qui ne se voit pas à l’oeil nu ! En + de sa toute nouvelle liberté face aux apprentissages, c’est cette force qui lui permettra évidemment de pouvoir s’en détacher également… Quand l’oeil de l’Autre ne reflète rien d’autre que la personne elle-même, les étiquette volent en éclat. 

 

-> chaque personnalité et chaque situation sont uniques, ce qui m’empêche de vous donner une réponse factuelle si vous en attendiez une…

Ecole Dynamique Mars-2-2

***

 

Le Pourquoi du Comment dans la réponse développée :

 

Oui, par défaut notre modèle est applicable à tous… Nous n’avons aucun « filtre » préalable, a priori, nous rencontrons les personnes (parents et enfants/ados) individuellement et sommes ouverts à toutes les personnalités, peu importe le trouble ou handicap dont ils sont étiquetés/porteurs.

 

Car tout ce qui doit se jouer se jouera en vivant l’expérience de l’Ecole Dynamique…

 

Nous proposons 2 semaines de période d’essai, 2 semaines pour être immergé dans la vie quotidienne de l’école, du vivre-ensemble, des règles de respect de chacun et dans la tolérance 0 envers toute forme de violence.
Par l’expérience de nos 6 mois d’existence, les membres qui ne se sont pas sentis à leur place (qu’il s’agisse de repli sur soi, de forme de violence compulsive ou de troubles du comportement) se sont exclus d’eux-mêmes, d’une façon ou d’une autre : en arrêtant de venir ou en conservant, malgré toute notre aide et notre accompagnement, un comportement dangereux, pour eux-mêmes et pour les autres.
Nul doute par contre que leur expérience parmi nous leur aura également permis d’avancer !

 

Au cours d’un Conseil d’Ecole Extraordinaire faisant suite à l’exclusion d’un membre, nous avons eu un débat riche et intense sur ce cas particulier où il était question de violence. La personne a fini par nous quitter, malgré tout ce que nous avions mis en place pour l’accompagner vers l’abandon de cette posture défensive-agressive qui mettait dangereusement en péril le climat serein et le cadre de respect de l’école. Plus besoin de porter des masques, de jouer des rôles, d’être sur la défensive chez nous… Plus besoin d’être le coq qui crie + haut que les autres, plus besoin d’être le + fort pour « survivre », plus besoin d’être un personnage différent puisque nous acceptons chacun tel qu’il est, dans toute son humanité, avec ses failles et ses faiblesses tout autant qu’avec ses forces et ses talents.
Pour certaines personnes ce n’est pas facile. Ca peut même se révéler être quelque chose de très difficile à lâcher.

 

Quand je dis que la personne est partie d’elle-même, c’est parce qu’elle a continué à s’enfoncer dans la violence (physique, verbale) de façon virulente alors même que nous lui tendions toutes les perches possibles pour rejoindre le bord saine et sauve et pouvoir enfin s’intégrer pleinement à la communauté… Partie d’elle-même car prévenue sans cesse que ce type de comportement était intolérable dans notre école. Partie d’elle-même car consciemment restée dans ce comportement intolérable, sans tenir compte de nos rappels et de notre aide. A mon sens on provoque soi-même son départ lorsqu’on repousse consciemment les unes après les autres, semaine après semaine, mois après mois, toutes les perches tendues en choisissant de ne PAS rallier le bord et de rester en eaux troubles.
C’est important, en lisant ces dernières lignes, de garder la tête la notion primordiale de responsabilité que nous instaurons dans notre école, et qui se construit petit à petit, dans le respect et la liberté de chacunb… Ca paraîtra dur à certains lecteurs mais c’est tout le coeur du sujet… 
 

panneau-de-danger-risque-de-noyade

Au début de ce débat je suis partie du principe que nous avions attendu trop longtemps… j’étais sure de moi, c’était mon avis tranché.
Le débat s’est lancé, chacun avançant sa position, chacun + ou – touché dans sa chair par la violence affichée et reproduite sans cesse. Chacun + ou – touché par l’excuse de l’hypersensibilité, de la faille profonde, de l’historique de souffrance, de l’environnement familial. Chacun se saisissant de la question du libre-arbitre et de la responsabilité de nos actes et de nos transgressions selon sa propre sensibilité, selon sa propre histoire, selon sa propre expérience.
Les débats ont été intenses.

 

Et puis à un moment (je parle en mon nom ici), une intervention a été décisive. Une intervention qui m’a permis de retourner mon point de vue tranché et de voir les choses fondamentalement autrement…
Benjamin est intervenu et a dit (désolée ce n’est pas du mot à mot !) que chacun avait vécu ce qu’il avait à vivre dans cette expérience… qu’il n’y avait pas de « trop longtemps » (sous-entendu on en a trop fait pour lui) ou de « pas assez longtemps » (sous-entendu on aurait du en faire +), car il n’y a qu’une seule chose qui compte : le vécu en commun, ce passage (de quelques jours à quelques mois selon les cas), ces bons moments comme ces heures difficiles, ces espoirs comme ces reculs, qui ont fait que, à un moment donné, les choses se sont arrêtées d’elles-mêmes car elles avaient atteint leur point de non-retour pour tous.

 

Il n’y a pas chez nous d’attente, de projection, d’objectif à proprement parler, à part celui de s’autoriser à vivre, à être, tout simplement. ET, ce qui en découle : la responsabilité de soi. 
Car c’est de cette simple capacité à être, à vivre, que vont découler, naturellement, les passions, les talents, les apprentissages… et le respect des autres et de soi-même. 
Cette absence d’attente et cette absence d’objectif permettent justement à chacun de se libérer de toute contrainte de « temps » = il ne « faut » pas rester chez nous 1 an, 3 ans, ou toute sa scolarité. Non, contrairement à ce que je pensais au début du débat, il n’y a pas eu de « trop longtemps ». Parce qu’au-delà de ma sensibilité à moi, personnelle, il y a la synergie du collectif. Que chacun ici est suffisamment responsable et impliqué pour qu’il n’y ait pas d’injustice ou de violence faites qui restent non-réparées (j’ai volontairement évité le « impunies » car nous ne faisons pas de « punition » ici, nous construisons ensemble le respect et la responsabilité).
Parce que chacun, par le pouvoir partagé dans l’école, travaille à construire l’école, et que chacun est écouté, compris, accompagné.
Que chacun, peu importe son âge, son expérience, ses forces et faiblesses, apporte sa pierre et en ressort grandi.

Ecole Dynamique Mars-28

Il n’y a pas de « trop longtemps » simplement parce que cette expérience s’est passée à ce moment là, avec ces personnes là et la dynamique qui leur a été propre. Si l’école avait été plus mature (avec + d’expérience), si telle personne n’avait pas été encore là, à ce moment là, si, si, si… La litanie des « si » fait que nous ne pouvons prendre la succession des faits que tels qu’ils sont, et qu’ils sont, de ce fait, source d’apprentissage pour tous.
Car, quoiqu’il se passe, et peu importe le temps que dure l’interaction entre chacun des membres et le collectif de l’école, chacun ressort nourri de ce temps et de cette expérience partagés : grâce à cette interaction, qu’elle ait été majoritairement difficile, neutre ou positive pour les uns et les autres, l’école et chaque membre en ressortent grandis.
Grandis par une expérience qui nous aura appris à tous, comme le font chaque épreuve, chaque obstacle qu’on croise dans notre vie constamment, à évoluer, à nous adapter, à grandir.

 

Et chaque membre aura également, à sa façon, vécu quelque chose lui permettant d’avancer (ou pas), de comprendre quelque chose sur lui-même (probablement).
Même si c’est difficile.
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4 réflexions sur “Handicap, troubles, étiquettes et Cie

  1. Je confirme ce que dit Marie en rajoutant qu’on peut considérer que les comportements violents sont aussi un handicap ou la résultante d’un handicap dont les causes sont multiples et peuvent être aussi bien familiales, sociologiques, physiologiques, hormonales (voir les travaux de Michel Odent dans « l’amour scientifié »)…

    J’ai eu un cas d’extrême violence d’un enfant qui avait été renvoyé de toutes les écoles publiques et privées de la région. La cause était neurobiologique ce qu’avaient refusé de voir les écoles où il était passé et sa violence était due à l’incompréhension qu’il provoquait (impossible pour lui de se faire comprendre et reconnaître dans ce que ces écoles lui imposaient). Comme le dit très justement Benjamin cité par Marie, cela a été une « expérience » (moment de vie) de quelques semaines où mon engagement d’adulte a dû être plus fort, mais petit à petit, n’ayant plus à être agressé par des demandes, des exigences et des jugements scolaires ou autres (c’est là qu’était la violence déclenchant sa violence), étant reconnu (RECONNU) pour ce qu’il était, il s’est apaisé et est même devenu un des meilleurs pacificateurs du groupe. Dans l’adaptation, il y a aussi l’adaptation du groupe à ceux qui en font partie. Propriété des systèmes vivants de pouvoir être perturbés par leur intérieur ou par l’extérieur en faisant évoluer leur structure jusqu’à ce qu’elle se stabilise à nouveau. Dans ce cas, pour éviter l’éclatement d’entrée du système, il avait fallu que je m’implique très fortement, parfois avec violence, pour atténuer les effets de la perturbation que la structure seule ne pouvait encore transformer. Mais j’étais un des éléments plus particulier que les autres de cette structure. Il n’est pas toujours possible comme le souligne Marie que cela soit suffisant, par rapport à l’origine qui cause le trouble et à la force réparatrice du groupe, et qu’en désespoir de cause il faille se séparer d’un des éléments du groupe… s’il a autre part pour l’accueillir. Comme en médecine, les phénomènes de rejet par le corps d’une greffe ou par la greffe du corps (je ne sais pas si les médecins savent lequel des deux rejette l’autre) sont loin d’être compris.

    Si on parle des handicaps tels tous ceux qui commencent par dys, statistiquement il y en a forcément eu dans mon école… sans que je ne m’en aperçoive vraiment ! Une des principales capacités du cerveau, c’est, face à une nécessité quelconque, de trouver SA solution… si aucune ne lui est imposée ! Cela s’est toujours révélé exact ! La quasi-totalité des handicaps ne sont que des différences.

    J’ai eu quelques cas qualifiés communément de déficiences mentales, légères ou profondes. D’une part l’intégration dans le groupe s’est toujours faite parce que dans la longue habitude du vivre ensemble le groupe devient nécessairement bienveillant ne serait-ce que pour sa propre survie. D’autre part j’ai toujours constaté que lorsqu’une personne est reconnue, qu’elle trouve une place dans le groupe, ou que le groupe lui trouve une place, alors elle progresse et même fait progresser les autres. Un exemple : http://ruelen.fr/ecole/site/chroniques_audio/2010/09-chronique_collot-roger.php

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  2. Si la réponse à la question dans quelle mesure vous acceptez des enfants handicapés vous amène, dans la théorie, seulement à Kant, et dans la pratique, à parler presque autant d’un cas de trouble de comportement et de la violence soufferte par le groupe à cause de cette expérience, c’est, à mon avis, que vous avez encore quelques « a priori » pour accepter vraiment le handicap d’un coté, et que vous ne vous avez pas encore suffisamment détaché du problème de violence vécue de l’autre. A mon avis, le cas de violence par des comportements inacceptables n’aurait jamais du être positionnée dans le même niveau que la discussion théorique et pratique sur la question de l’intégration de l’handicap à l’école.

    A réfléchir ?

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    1. J’assume totalement ne pas saisir l’allusion à Kant…
      Quant au pourquoi j’ai associé dans un même article troubles du comportement, violence et handicap, c’est parce que j’ai clairement posé dès le début (ou alors ce n’était clair que dans ma tête ? C’est possible…) que ce sont tous les « cas » qui peuvent vite devenir des critères de non-sélection dans des écoles hors-cadres (donc privées). Avec des excuses faciles (adaptation, manque de temps…)
      Et aussi parce que ce sont des questions qui reviennent sans cesse de la part du public, dans la même vague !
      Toutes des situations où l’on pourrait se dire qu’on ne peut accepter (= « gérer ») handicap et/ou troubles, bref, ce qui est « différent » et pose souvent dans le système public.
      Nous avons eu un enfant mal-voyant (pas aveugle), un enfant avec de vrais troubles du comportement (dangereux pour lui et pour les autres), un ado violent (je suis d’accord avec Bernard, la violence compulsive est un « handicap » !), et bp d’ados arrivés avec des étiquettes « dys ». Comme le dit très justement Bernard, la greffe a pris, ou pas… Mais quand elle n’a pas pris, ce n’était pas forcément le « handicap » qui était en jeu.
      Marie

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  3. Oh, merci pour ce billet qui m’interpelle, et qui me permet de mettre le doigt sur un point que je n’arrivais pas à formuler avant. Un point de désaccord, aussi bien avec la philosophie de l’école dynamique (sur ce point seulement, enfin je crois : pas sûre d’avoir fait le tour !) qu’avec le groupe avec lequel nous réfléchissons à la mise en place d’une école.

    Je ne comprends pas (mais vraiment pas, un vrai blocage) pourquoi il y a une telle volonté d’éliminer le « care » des interactions. « Care » pour « prendre soin », puisque apparemment, ça passe mieux en anglais, mais l’idée est là : il y a des périodes dans la vie où l’être humain est fragile, où il est dépendant (c’est peut-être celui-là, le vrai « gros mot » ?). Il y a même des êtres humains qui le seront toute leur vie. Sont-ils à exclure ?
    Ça revient à nier 2 âges de la vie : les premières années, et bien souvent les dernières aussi… Et plein d’instants entre deux : le moment de l’accouchement et du post-partum, les périodes de maladie (plus ou moins graves), mais aussi le handicap invalidant, physiquement ou mentalement.

    Est-ce parce que c’est trop difficile de prendre soin avec bienveillance ? Est-ce pour préserver la liberté des autres membres ? Parce que oui, ça veut dire être responsable de soit, mais aussi d’un autre, et donc parfois aller à l’encontre de son propre désir pour assumer un devoir (c’est peut-être celui-là, le « gros mot » en fait).

    Mais alors, ça revient pour moi à recréer une société individualiste, alors que toutes les écoles alternative s’y opposent par principe. Un individualisme centré sur des aspirations personnelles au lieu de celles de la société de consommation, certes. Mais chacun tourné vers son propre nombril, ça ne me fait pas rêver.

    Bien sûr, la difficulté financière, matérielle, humaine est réelle. Mais ce n’est pas le frein premier, et ce billet le montre bien.
    Alors vraiment, je m’interroge.
    J’avoue avoir envie de solidarité, trouver affreuse cette civilisation soit-disant évoluée qui jette ses petits dans une institution, ces vieux dans une autre, et qui cache tous les extra-normaux… On passe pour des barbares aux yeux de bien d’autres peuples, qui prennent grand soin de leurs anciens !
    Le « chacun pour soit mais tous pareil », vraiment, je ne comprends pas ; et pour moi ça ne colle pas avec le reste de la philosophie, bienveillante et ouverte.

    Je précise, au cas où ça ne se sente pas dans mon commentaire : ce n’est pas une critique ! Juste une réflexion en cours chez moi, qui est en train de me faire renoncer au projet de participer à la création d’une école démocratique. Parce que s’il faut abandonner mon bébé et faire le deuil d’une prochaine grossesse, s’il faut renoncer à accueillir ma grand-mère, s’il faut refuser tous ceux que l’école publique refuse, le projet me semble trop proche de l’école conventionnelle, trop éloignée de la vie réelle.

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