3-6 ans, apprendre l’autonomie, L-A-C-H-E-R P-R-I-S-E

Suite de mon article sur « les 3-6 ans ». Cet article est un de mes + longs (je préviens d’avance, je vous ai facilité la lecture avec des titres :)), car voilà quelques temps qu’il couve dans ma tête… quelque chose qui avait commencé à me titiller, sans que je sache trop pourquoi. Et puis de fil en aiguille, aidée par quelques petits « incidents » à l’école et par des discussions avec des parents (de « parent à parent »), c’est arrivé à maturation.

Le cas des « 3-6 ans dans les écoles Sudbury »

J’ai déjà parlé sur ce blog de la situation des « 3-6 ans » à l’Ecole Dynamique, et, par extension, dans toute école de ce modèle. J’ai écrit que les écoles Sudbury dans le monde n’acceptaient que très rarement les enfants de – de 6 ans. Je vais pouvoir donner ici quelques éléments de réponse en +.

Ce qui me titillait depuis quelques semaines et qui a subitement pris forme dans ma tête, en tant que situation problématique, c’est la façon dont quelques ados géraient les « problèmes » avec les membres de – de 6 ans, dès qu’il y a un bruit de pleurs ou un cri de conflit dans l’école. Voire même la façon dont ils interagissent avec eux au quotidien, de façon « naturelle ».

Avec plusieurs membres de – de 6 ans, les « incidents » arrivent forcément plusieurs fois par jour : une micro-chute sans conséquences, des pleurs ou des cris parce qu’un jouet a été pris par un autre… J’en ai déjà parlé sur ce blog également : dans ces situations nous (adultes-staff) n’intervenons pas car il n’y a aucune raison d’intervenir ! (même si c’est parfois difficile à comprendre pour les raisons que je vais détailler ci-dessous…)
Malheureusement à côté de cela, il y a quasi systématiquement toujours un ado (fille ou garçon) pour se précipiter (#1) et intervenir (#2) en parlant avec une voix extrêmement infantilisante.
« Ohhhh, qu’est-ce qui se passe ? Ca va ? T’as mal où ? Mon/ma petit(e) chéri(e), tu veux un câlin ? » (même quand l’enfant ne semble pas avoir mal).
Cette attitude peut malheureusement pousser l’enfant à croire qu’il a mal, et à croire que sa réaction est juste parce qu’un « plus grand » intervient à la seconde avec sollicitude. Il arrive même parfois qu’un autre plus petit soit accusé d’avoir fait mal, alors même qu’il n’avait rien fait…

 

Qu’est-ce que ça court-circuite de réagir ainsi ?

 

– l’autonomie des + petits.
Leur capacité à réagir et éventuellement à régler leurs problèmes entre eux. Avant d’être accusés (ça arrive toujours) de « laxisme » et d’indifférence, je rappelle que notre école est basée sur la responsabilisation de chacun et le développement de sa capacité à développer ses propres outils. La frontière est parfois difficile à saisir, mais une fois qu’on a compris cela, on ne peut plus confondre les 2. Car cette philosophie n’appelle en aucun cas l’indifférence de l’adulte envers les + petits : elle apprend au contraire la bienveillance et la confiance placée en l’enfant, confiance qu’il va être capable de se relever seul et de prendre la mesure de ce qui se passe réellement. Se précipiter sur un enfant qui tombe, c’est une fausse bienveillance et on en a tous fait l’expérience en tant que parent : lorsque l’on ne réagit pas à la chute (mineure) d’un enfant, il y a toutes les chances qu’il se relève et continue ses activités, séchant vite ses larmes. Si l’on se précipite, il va continuer à pleurer et apprendre – par défaut – qu’il a « besoin » de notre aide, et que si nous avons eu, nous adulte, peur pour lui, alors c’est qu’il y avait des raisons d’avoir peur ! Et voilà comment instiller la peur et la dépendance à l’autre chez l’enfant…

 

Notre philosophie nous apprend à « veiller » et non à « surveiller ».
Lorsque je suis en mode « veille » et que j’entends des pleurs, je lève la tête en direction des pleurs, j’observe et je prends la mesure de ce qui se passe. J’observe si l’enfant est seul, j’apprends à décoder ses gestes, ses mimiques, j’analyse la situation et l’environnement. Je peux vite savoir si l’enfant a réellement mal ou réellement un gros chagrin, et j’agis en conséquence.

 

– leur capacité à sortir de l’âge « bébé », à grandir.
Parler à un enfant de – de 6 ans comme à un bébé (et personnellement je n’aime pas non plus le langage bébé pour les bébés !!), c’est tout sauf lui laisser la place et l’occasion de grandir… Dans ce processus où le multi-âge est extrêmement riche, les adolescents ont aussi un rôle important à jouer ! Au départ, j’observais et laissais faire car je me disais que c’était une façon « naturelle » pour eux d’interagir, mais j’ai fini par réaliser que ça laissait les petits dans une position de gros bébé, ce qui n’arrangeait rien, surtout pour ceux qui sont encore loin d’être autonomes et sur le chemin de la responsabilisation…!

 

 ***

 

Voilà donc une question qui engage une réflexion bien + vaste… une réflexion sur notre regard envers les « + petits », et sur la case dans laquelle nous plaçons ces « petits »

Protéger… jusqu’à l’infantilisation

Ca paraît complexe et culpabilisateur tant c’est ancré dans nos « habitudes »/pratiques, de garder nos tout-petits dans un « cocon » trop souvent infantilisant.
« Tu vas te faire mal », « tu vas tomber ! », « tu es trop petit » = nous voulons à tout prix protéger nos petits, « fruits de nos entrailles », c’est inscrit dans nos gènes !

 

Dans nos gènes, oui, pour notre nourrisson, le nourrisson humain faisant partie des rares espèces totalement dépendante et vulnérable à la naissance ! Mais pourquoi continuer aussi longtemps, pourquoi ne pas leur laisser la possibilité d’évoluer quand eux (et non pas nous) se sentent prêts ? 
Ne prenons-nous pas trop souvent nos enfants pour des nourrissons alors qu’ils sont parfaitement en âge de se débrouiller seuls pour tant de choses, et notamment pour faire leurs propres expériences qui, oui, risquent d’être, comme toute expérience, parfois difficiles, parfois des échecs, et parfois même douloureuses ?!

 

Paimpol-20
« Attention tu vas tomber ! »

 

En fait je me dis que cette société fait parfois tout à l’envers… Elle nous pousse à mettre nos nouveau-nés dans le grand bain de la garderie dès 2/3 mois (à grand renfort de culpabilisation des mamans, attention à ne pas être trop fusionnelle, hein !!) alors que c’est une période-clé pour l’attachement, et puis/par contre elle nous pousse à conserver nos « petits » dans un grand bain d’infantilisation et de présomption d’incapacité (à grand renfort de culpabilisation des parents, ouhlala c’est quoi ces mauvais parents qui laissent leur enfant grimper sur ce mur ??) alors que c’est une période-clé pour l’exploration, la découverte, la curiosité, la prise d’autonomie…
Quelle est donc cette société qui crie à la sacro-sainte « socialisation » (dès 3 mois !) mais qui freine le développement de soi ?

 

***

Une infantilisation qui ne s’arrête pas à l’âge 

Bon… voyons maintenant au-delà de la famille : car c’est bien la société toute entière qui fonctionne sur ce principe d’infantilisation même avec nous, adultes…
N’est-ce pas en effet bien plus pratique de garder sous contrôle (sous infantilisation) enfants comme adultes rendus incapables d’agir et d’expérimenter par eux-mêmes à grand renfort de « t’es trop petit », « attention tu VAS tomber/te faire/mal/renverser… », « tu ne sais pas faire », « tu n’as pas le diplôme », « tu n’as pas la position hiérarchique », etc, etc…? Et c’est bercés par ces discours « bien intentionnés » (car toujours « protecteurs », pour éviter chutes, erreurs, grosses boulettes !!) qu’enfants comme adultes ne s’éloigneront plus trop de « celui qui sait », « celui qui a DEJA l’expérience » (car toute expérience personnelle vaut pour les autres, n’est-ce pas ?…), « celui qui a les diplômes », « celui qui a le pouvoir ».

 

332641_2249978325756_2387976_o
Preikestolen, Norvège, 2011 – je peux presque entendre ma maman à 2000kms : »Attention, tu vas tomber !! » 🙂

***

Promouvoir l’autonomie… et en accepter les conséquences

Revenons à nos « 3-6 ans » : si nous acceptons de considérer REELLEMENT nos enfants comme des individus à part entière, libres de faire leurs propres expériences (et donc de faire leurs propres choix) en tant que parent, nous devons accepter qu’il y ait des erreurs, des chutes et surtout = des conséquences sur notre quotidien !
Alors que je cogitais dans le RER sur cette question, une maman m’a donné de l’inspiration : elle avait confié le ticket de transport à son enfant de 4-5 ans, et celui-ci a …perdu son ticket. Cette maman aurait pu s’énerver et montrer à son enfant à quel point elle regrettait de lui avoir laissé la responsabilité de son propre ticket, et à quel point elle regrettait de lui avoir fait confiance (mais sans le dire directement, c’est bien facile à coup de « je t’avais dit ! », « je le savais ! », « plus jamais… »). Non, elle ne l’a pas fait. En montrant sa confiance à son enfant, en lui laissant prendre la responsabilité de son propre ticket de transport, elle en accepte les possibles conséquences éventuelles, à savoir : perdre le ticket, devoir s’expliquer avec un contrôleur éventuel ou racheter un ticket (et surtout : gérer son émotion, qu’elle soit agacement, énervement, stress…).
Elle est terrible cette sentence « t’es trop petit pour faire ça toi-même/prendre cette responsabilité », parce qu’on peut se demander quand cela va-t-il arriver si on ne laisse pas à l’enfant la possibilité de faire cette expérience ? Ca va tomber du ciel ? Ca va s’allumer le jour de son 7ème, de son 10ème, de son 12ème anniversaire ?

 

C’est quand être grand ? 

 

Ou bien peut-être que ça arrivera le jour où nous ne serons plus là pour « ramasser » derrière, c’est-à-dire quand nous  ne serons plus là pour subir les conséquences… c’est-à-dire quand il sera en âge de faire les trajets tout seul !
Bref = tant de moments et de situations où l’on infantilise juste pour ne pas subir les conséquences des essais de responsabilisation de nos enfants…

 

12039027_10206913468132014_7641811391932931388_o
« ouhlala, t’es trop petit, tu vas te faire mal ! »
***

Accepter et dompter la peur

La peur FAIT PARTIE de l’aventure. La chute aussi (physique ou pas). Comment espérer progresser, explorer, expérimenter, en pensant que tout sera toujours parfait du 1er coup ?

La peur FAIT PARTIE de la vie, tout simplement.

Avons-nous cessé d’avoir peur en tant qu’adulte ? Est-ce que « être grand », c’est cesser d’avoir peur ? Non bien entendu… au contraire même ! Combien de vies d’adultes handicapées par la peur, combien de vies en suspens, par peur du changement, par peur de la peur ?

peur

Nous avons développé une culture qui nous rend incapables de bouger devant la peur et/ou devant la possibilité d’avoir peur ! (peur de l’échec, peur de l’inconnu, peur de l’autre, peur de la réussite, même !!). Ou alors elle fait de certains d’entre nous des têtes brûlées, qui ne savent plus mesurer le danger et développent de vrais comportements à risques, recherchant l’adrénaline sans être capables de la maîtriser.

Peut-être que si nous permettions à nos enfants d’expérimenter, de se tromper, d’avoir (un peu) peur de se lancer, de chuter et de se relever (au lieu d’avoir peur de se faire mal car nous leur avons « prédit » qu’ils allaient tomber et se faire mal)… peut-être deviendraient-ils des adultes + forts, + autonomes, + sûrs d’eux !?

Un exemple courageux

J’ai un couple d’amis qui a une petite fille de 5 ans. Partager leur quotidien s’est révélé très surprenant, plutôt déstabilisant au début, mais vraiment riche d’apprentissages, tant leurs pratiques vis-à-vis d’elle va à l’encontre des pratiques et convenances habituelles. Ils lui laissent une immense liberté concernant son autonomie et ses propres affaires, et en assument parfaitement les conséquences. Elle aussi en assume les conséquences ! Avoir la responsabilité de faire sa valise seule à 5 ans (et oublier manteau et/ou culottes), de s’habiller comme elle souhaite (malgré le froid, la pluie), de se couper les cheveux comme elle l’entend… Ce n’est plus « leur bébé » depuis longtemps : c’est juste « elle ». Elle fait ses choix, ses erreurs. Mais quelle incroyable petite fille ! Quelle autonomie, quelle liberté ! Et quel respect également pour les autres. N’allez surtout pas croire que c’est une petite fille qui se moque des autres, une « petite fille tyran ». Bien sur rien n’est parfait, et c’est bien là ce que l’on souhaite atteindre !

Parce qu’au final c’est nous, parents, adultes, qui cherchons la « perfectude » (:)) -> une vie avec nos enfants qui soit la – difficile possible, la – fatigante. Avec les solutions les + courtes (comme la mère d’un de mes amis qui a toujours fait la cuisine pour lui, « pour son confort », ne pensant pas 1 minute qu’arrivé à 25 ans il ne saurait pas faire cuire la moindre chose et serait bien handicapé !…).

pluie fille

Et toujours ce problème de la famille nucléaire… 

J’en reviens à ce problème de la famille nucléaire (et oui, mon article est toujours en cours d’écriture…). C’est d’autant plus difficile de créer cette liberté pour nos enfants lorsque nous vivons en vase clos, dans lequel la cohabitation incessante avec nos enfants peut vite devenir pesante, étouffante (pour eux comme pour nous !). Alors oui, on veut qu’ils aillent au lit tôt (= quand on leur demande) pour profiter de cette formidable « seconde journée » qui commence après 21h… Pour profiter de la maison pour nous tout seul, ou en couple.

J’ai vu ce couple d’amis dans le cadre d’un week-end en « communauté élargie ». Une petite fille libre et pouvant aller voir n’importe quel adulte pour une question, un besoin. Au final je me suis que mes amis profitaient du meilleur, de l’essence de leur statut de parent : ce qui ramenait leur petite fille vers eux quand elle en avait besoin (de l’affection, le désir de partager une expérience, un câlin…).

N’est-ce pas là notre vrai rôle de parent ?

Etre là quand nos enfants en ont besoin pour se développer au mieux ?

lions
***
J’espère que, arrivé au bout de ce long article (déjà j’espère que vous serez arrivés jusqu’ici :)), vous aurez suivi la logique du déroulé de ma pensée… ? Ou comment, partant du lâcher-prise difficile de parents d’enfants de 3-6 ans à l’Ecole Dynamique, j’en suis arrivée à l’idée que c’est toute notre société qui est basée sur l’infantilisation de masse, des petits enfants aux vieillards (et quelle infantilisation parfois pour le 4ème âge !!), en passant par les adultes, sous une forme bien + insidieuse…
Publicités

5 réflexions sur “3-6 ans, apprendre l’autonomie, L-A-C-H-E-R P-R-I-S-E

  1. Merci pour cet article Marie !
    Contre toute attente, en mettant mon fils (5,5 ans) à l’école dynamique, le plus difficile pour moi a été le lâcher prise par rapport aux repas…. En fait, le fait de me dire que le midi il n’y aurait plus un adulte qui le « prend par la main » et l’accompagne pendant ce moment, et lui « montre » l’exemple pour avoir un semblant de repas équilibré, cela a été dur… Certes « les enfants ne se laissent pas mourir de faim », ils peuvent sauter un repas, manger uniquement le dessert, ou alors compenser sur le goûter… Bien sûr tout ça je me le répète…mais cela m’a demandé (et me demande encore) un effort important de lâcher prise…et je me dis qu’on « essaye » de le faire le reste du temps…
    En te lisant en tout cas, tu m’as donné une idée, je vais lui apprendre à préparer son repas tout seul… peut être qu’il mangera mieux comme ça ? 🙂

    J'aime

  2. Bonjour,

    Nous avons toujours été , au maximum de nos moyens présents , dans ce sens avec nos enfants: l’autonomie. Et de vous lire me soulage puisque je me suis souvent sentie jugée lors de la petite enfance de ne pas intervenir immédiatement lorsque mon enfant prenait un risque. Je me suis parfois sentie tellement mauvaise mère que je me forçais à accourir pour rassurer l’entourage sur des situations où je savais pourtant que mon enfant saurait faire seul. C’est fou non ?

    J’encourage donc, comme vous le faites , chacun dans la mesure de nos possibilités , à faire confiance aux enfants et à changer en profondeur notre regard sur eux. Les voir comme des êtres à part entière qui souffrent chaque fois qu’on réduit leur pouvoir de décision.

    L’école que vous proposez est une évolution giganstesque. Nous étions en recherche de cela sans savoir ce que nous cherchions vraiment. Maintenant tout reste à faire mais la motivation est là!!

    Merci.

    Marion

    J'aime

  3. Merci, cet article est merveilleux et fait tellement écho en moi.

    J’ai découvert un stade supérieur du lâcher prise lors de la naissance de mon deuxième enfant (une superbe petite fille). Pour faire court, maternage proximal, motricité libre et BEAUCOUP de confiance en ce qu’elle est. Elle a 21 mois et il y a peu, à la pharmacie où nous attendions depuis TRES longtemps, elle a voulu monter sur une chaise d’adulte. Pour y parvenir, elle va chercher un petit tabouret mis à la disposition des enfants. J’ai dû arrêter un couple qui était en train de la retenir en lui disant « Attention, c’est dangereux ! ». Dois-je préciser qu’elle a réussi à monter sans heurt ?
    Belle continuation 🙂

    J'aime

  4. dicton marseillais:
    « la chèvre ne pourra jamais aller brouter plus loin que la longueur de la corde qui la rattache à son piquet »
    ———

    Merci Marie pour cette belle réflexion !

    l’ouverture sur l’infantilisation au monde des adultes me frappe !
    car j’ai pu la rencontrer auprès d’un sacré paquet de jeunes qui disaient:
    « passer les sélections ? boarf non … c est pas pour moi. c est même pas la peine. »
    (il s agissait des sélections pour rentrer dans l’armée de l’air comme élève pilote)
    j’ai toujours trouvé cela immensément triste
    … et terrifiant comme cette réponse revenait 9 fois sur 10 !!!!!

    mais je voulais parler de l’infantilisation des petits:
    avec notre ainé, cela fait presque 8 ans que j’essaie de tracer mon chemin de père dans les valeurs du respect et de la confiance envers ce petit gars ( pas très loin de pile à l’opposé de ce que j ai pu recevoir enfant)
    et je me heurte à des limites en moi: des réactions trop vives, des émotions personnelles qui se réveillent en moi comme un ours gronde tapi au fond de sa caverne.
    j’y travaille beaucoup et j’y mets une énergie énorme, mais je déplore de constater mes limites dans assumer les conséquences de l’expression de la liberté de mes enfants.
    Pourtant, pour moi, la liberté c’est œuvrer dans le sens de son épanouissement authentique et c’est tout ce que je souhaite permettre à mes enfants. Je crois que je ne laisse pas assez de place à leur liberté auprès de moi, dans l’espace du vivre ensemble. J’emmène précieusement ton texte dans ma forge intime, Marie. Merci encore 😉

    Et comme dit l’érudit:  » parfois la chèvre broute sa corde et la rompt. »

    ;)))

    Amitiés
    Pierre

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s