Ma réponse à Najat Belkacem : chiche ! Amenons la démocratie à l’école !

Najat Vallaud-Belkacem,

Lors du Forum Mondial de la Démocratie à Strasbourg, le 7 novembre, je vous ai demandé votre avis concernant les écoles démocratiques, où chaque membre est pleinement citoyen de son école. Pour mémoire, notre échange en plénière est disponible sur cette vidéo.

Les 3 rapporteurs concluant ce Forum Mondial ont tous retenu un message clair : enseigner la démocratie est un oxymore. On ne peut pas apprendre la démocratie dans un contexte où l’on est dirigé à longueur de journée. C’est profondément incohérent et confus. Pour apprendre la vie en démocratie, les enfants ont besoin d’évoluer au sein d’un cadre pleinement démocratique.

Je soutiendrais même la thèse qu’un enseignement imposé de nos valeurs envenime la propagation tant redoutée des théories du complot et le regain d’intérêt pour le populisme et les extrémismes. L’instruction civique renforcée n’enrayera en rien le phénomène ; au contraire, elle l’empirera. A force de faire toujours plus de la même chose plutôt que de questionner le design du système, on accélère les effets adverses du phénomène. La solution appliquée consiste à pousser davantage le message pour qu’il gagne contre les messages concurrents. Je suis convaincu que cette approche est vouée à l’échec. La démocratie elle-même ne serait-elle pas la solution ? pourquoi ne pas s’intéresser aux centaines d’expérimentations d’une réussite spectaculaire, en France et partout dans le monde, d’amener la démocratie au sein de l’école ?

Je vais maintenant répondre plus directement à votre intervention au Forum. Pour apprendre la démocratie, il ne suffit pas de rendre les cantines et les événements festifs plus démocratiques. Aujourd’hui, nous ne sommes pas « au milieu du gué » sur cette question. En fait, nous n’avons même pas commencé le travail pour amener la démocratie à l’école ! Si les cantines sont démocratiques et que tout le reste est autocratique, on assiste au mieux à une mascarade ponctuelle de la démocratie, et non à une vie en démocratie.

Il ne se passe pas un jour sans que j’observe les effets bénéfiques de la démocratie à l’école Dynamique. Notre cadre permet à chaque individu de vivre en liberté, de bénéficier d’une considération et d’un respect à égalité, et notre gouvernance fonctionne par démocratie directe. Nous vivons les valeurs au quotidien. Dans un tel contexte, les membres de l’école ne peuvent pas faire autrement que d’incarner une posture de responsabilité individuelle, d’écoute et de proposition constructive, essentielle au bon fonctionnement d’une démocratie qui porte dignement cette appellation.

Dans les écoles démocratiques, le respect et les comportement pro-sociaux se généralisent, contrairement à ces trop nombreuses écoles où se perpétuent banalement les agressions physiques et verbales, le harcèlement, le rejet, le dénigrement, l’humiliation de jeunes personnes, en toute impunité. On sait comment éradiquer ce problème et on peut le faire, mais on ne le fait pas, absorbés par la course à l’enseignement des programmes. Étrange sens des priorités ! Comment peut-on laisser ne serait-ce même qu’un seul enfant sombrer dans une telle insécurité tout en continuant de prioriser l’enseignement du théorème de Pythagore ? L’insécurité des adultes n’est elle pas un résultat prévisible de l’insécurité des enfants ? Établir l’état de droit par un processus démocratique prend du temps, et il devrait même prendre tout le temps scolaire si nécessaire, tant la sécurité et les apprentissages qui en découlent sont essentiels.

Pour terminer mon diagnostic sur l’état de la démocratie pour nos 12 millions d’élèves et 1 millions d’employés de l’Education Nationale, il me semble aussi nécessaire de rappeler son modèle d’organisation, pour ceux qui suivent notre discussion. Le Président de la République (qui met rarement l’éducation au cœur du débat national) nomme les recteurs d’Académie et les Inspecteurs Généraux, qui concentrent tout le pouvoir concernant les programmes, les missions des directeurs et inspecteurs, etc. Tout le pouvoir. On peut difficilement faire plus centralisé, hiérarchique et paralysant, et la base de la pyramide (profs et élèves), accueillent les décisions sans grande marge de manœuvre.

Ceci étant dit, c’est irréaliste de décréter la transformation d’une pyramide de 13 millions de personnes intensément solidifiée depuis des siècles. Tout ce qu’on peut faire, c’est insérer suffisamment de démocratie dans le système pour libérer un potentiel de transformation, dont le citoyen se saisirait s’il le souhaite. J’en arrive à mes deux propositions :

  1. Que les directeurs et proviseurs soient des élus de la communauté éducative (parents, personnel et élèves). Vous m’avez parlé de démocratie représentative, où des représentants élus décident au nom des citoyens. Si je puis me permettre au passage, on reste loin de « l’essence de la démocratie », qui m’évoque plutôt que chaque décision soit prise au plus proche des personnes concernées et/ou compétentes pour se prononcer, plutôt que par de lointains représentants. Commençons néanmoins par cette étape. Chiche pour la démocratie représentative ! C’est ce qu’il y a de plus accessible actuellement. Aujourd’hui, la nomination du directeur est un processus de décision échappant totalement aux principales parties prenantes. Pourquoi ne pas commencer par amener la démocratie représentative au sein de l’école, en permettant aux citoyens de voter le recrutement des directeurs et proviseurs ? Cela ouvrirait un débat vivant et permanent sur l’éducation, à une échelle où les citoyens se sentent concernés de près. Il s’agit de l’avenir de leurs propres enfants. On ferait un pas immense vers le respect de la Déclaration Universelle – Article 26.3 : les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.
  2. Amener 20% de temps démocratique dans les écoles. L’idée est de permettre aux profs et aux élèves de co-construire leur école sur 20% du temps, à l’image de ce que Google fait avec ses employés. Ils seraient entièrement responsables de ce temps (sujets, activités, projets, sorties, etc.), sans surveillance ni contrôle d’une quelconque inspection. [parenthèse : notons au passage que la Finlande, tant admirée pour ses résultats, a supprimé le concept même d’inspection]. Dans les écoles démocratiques, nous faisons cela 100% du temps, mais une telle proposition serait trop bouleversante pour être applicable aujourd’hui à grande échelle. Une proposition d’y dédier 20% du temps (par exemple 1 jour sur 5) me semble très réaliste. C’est l’idée que Yaacov Hecht, initiateur des écoles démocratiques en Israël, a proposé lors de son discours au Forum Mondial de la Démocratie.

Alors que les réformes portent habituellement sur de meilleurs contenus, technologies, pédagogies, formations des profs, etc., je pense que nous avons atteint la limite de cet exercice pour espérer un avenir meilleur. Je propose ici des réformes portant sur un processus qui permettrait au citoyen d’exprimer son suffrage sur des décisions qui le concernent de près et, de ce fait, le responsabiliser davantage sur des questions politiques essentielles. C’est le caractère démocratique du système éducatif lui-même qui est en jeu. Si le personnel, les parents et les élèves sont tous impliqués dans un processus de décision collective les concernant directement, ils commenceront alors à peine à comprendre ce que c’est, réellement, de vivre en démocratie.

Tous, enfants comme adultes, recevraient ainsi une éducation à la démocratie par l’expérience réelle de celle-ci.

Et s’ils choisissent de nommer le directeur habituel et de continuer la course aux programmes pendant les 20% de temps démocratique, ils seraient libres de le faire. Dans ce cadre, cependant, même si rien ne change, la communauté éducative locale aurait davantage de maîtrise sur son destin, et les conséquences sur l’éducation des enfants relèveraient davantage de sa responsabilité, plutôt que de celle du Président de la République, décidant impossiblement pour 13 millions de personnes.

Lorsque j’avance ce type de propositions, je connais la réaction habituelle : « c’est impossible, les syndicats ne voudrons jamais, le vote des enfants n’est pas pertinent, etc ». Peut-on arrêter de dire que c’est impossible d’aller vers plus de démocratie ? Aujourd’hui, votre Ministère dépense une part d’énergie importante sur la question du cadrage des 0,9% choisissant l’Instruction en Famille ou les écoles privées Hors Contrat. Pouvons-nous espérer que votre Ministère mobilise la même énergie pour que les 99% restants puissent avancer vers plus de démocratie et effectivement atteindre le « milieu du gué » ?

J’espère que nos échanges se poursuivront, et que nous continuerons de cheminer ensemble sur ces questions.

Amicalement,

Ramïn

 

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15 réflexions sur “Ma réponse à Najat Belkacem : chiche ! Amenons la démocratie à l’école !

  1. Dans les écoles démocratiques, le respect et les comportement pro-sociaux se généralisent, contrairement à ces trop nombreuses écoles où se perpétuent banalement les agressions physiques et verbales, le harcèlement, le rejet, le dénigrement, l’humiliation de jeunes personnes, en toute impunité. On sait comment éradiquer ce problème et on peut le faire, mais on ne le fait pas, absorbés par la course à l’enseignement des programmes. Étrange sens des priorités ! Comment peut-on laisser ne serait-ce même qu’un seul enfant sombrer dans une telle insécurité tout en continuant de prioriser l’enseignement du théorème de Pythagore ? L’insécurité des adultes n’est elle pas un résultat prévisible de l’insécurité des enfants ? Établir l’état de droit par un processus démocratique prend du temps, et il devrait même prendre tout le temps scolaire si nécessaire, tant la sécurité et les apprentissages qui en découlent sont essentiels.

    Bonjour Ramïn,

    Je me suis permise de reprendre cet extrait pour le faire réapparaître dans mon message, comme le point de départ à cette transformation personnelle et professionnelle, dont l’Ecole Dynamique et le modèle Sudburry sont, aujourd’hui pour moi, des points d’appui salvateurs.
    Salvateurs d’un engrenage, qui nous a plongé dans la souffrance, déni de professeurs et chefs d’établissement, qui aveuglés par leurs priorités, ont oubliés d’être des humains.
    En 2014, ma fille de 13 ans, victime d’agression et de harcèlement devant l’établissement, et en son sein, n’a eu aucun soutien durant une année scolaire entière, et a été volontairement responsabilisée et humiliée devant toute sa classe, sans aucune solution d’aide malgré les rdv et témoignages de la famille pour mettre en place le soutien scolaire et psychologique nécessaires ( et malheureusement ce n’est pas le changement d’école et d’entourage éducatif qui a permis d’apaiser les tensions et d’apporter les ressources de bienveillance et d’écoute).
    Cette situation bouleversante, en tant que maman, et a fortiori professeur de l’EN, m’a particulièrement déchirée, et permise de m’extraire totalement et définitivement d’un système prisonnier de ces regards, de ces attitudes devant les enfants, incapables d’écoute, d’empathie, et de remise en question personnelle, et défiant les enfants de manière quasi permanente.
    Une pression qui ne cesse de s’intensifier à tous les niveaux de classe, où chaque enfant est tenu de rester à sa place, sans montrer d’autres attitudes que celle de la soumission.
    Après des années de combat, de soutien sur le terrain et de dérapages aussi, je me suis aperçue que j’avais en tant que maman et enseignante été imprégnée durant tellement d’années de ce poison de l’enfermement dans ce carcan éducatif, qu’un grand nettoyage était à réaliser, et qu’il est nécessaire d’être patient, humble, persévérant, et profondément empathique envers soi-même, pour faire ce chemin vers la réparation et la transformation, et devenir la personne libre, enthousiaste et pleine de générosité d’âme, dont a besoin une école démocratique.

    Le temps sera mon premier allié, et dans la construction de ce chemin vers la liberté, l’égalité et la fraternité, je voulais vous remercier de pouvoir compter sur des éclaireurs comme vous citoyens et citoyennes de l’Ecole Dynamique, enfants, adultes, accompagnants du changement et de la révolution éducative, dont nous avons tant besoin pour grandir en conscience, en partage et en amour.
    En chemin, à vos côtés dans la création d’un projet d’école démocratique, je suis tellement heureuse de pouvoir mettre mon énergie au service de cet élan d’humanité, et chaque jour est un nouveau pas vers davantage de conscience et d’ancrage dans une réalité qu’il est temps de réinventer et de stimuler, pour nos enfants, et tous les enfants de France et du monde.
    Mille merci à vous tous à Paris et ailleurs, de vous investir dans ces beaux projets, dont nous avons tellement besoin pour envisager de profonds changements sociétaux et militer pour que chaque pas, soit un grand pas fait pour l’humanité dans le respect de chacun et la force de la démocratie.

    Bonnes fêtes de fin d’année, bonne et longue route à vous tous.

    Katie

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  2. Bonjour Ramin,

    Je lis régulièrement votre blog même s’il n’est plus alimenté depuis novembre, parce que je fais partie d’une équipe qui aimerait créer une école qui s’inspire de Sudbury et d’autres alternatives… J’aime énormément vos articles, vraiment beaucoup. Ainsi que ceux de Marie. C’est bien dommage que ceux de Marie Gervais ne reviennent plus alimenter le débat… Mais ainsi va la vie 🙂 J’ai vu sur un billet de Marie intitulé: « Un an d’école, un an de blog » que vous parliez d’un outil de communication créé par Benjamin pour soutenir les échanges dans une équipe. J’aimerais beaucoup en savoir plus sur cet outil pour la notre. Est ce que vous pourriez nous renseigner là-dessus ?

    Je sais qu’il y a des échanges possibles sur EUDEC via Facebook, mais personnellement je trouve que FB est un des outils les plus anti-démocratiques qui soient pour communiquer. Il serait long de l’expliquer, mais voici le lien qui argumente à ce sujet-là. https://sortirdefacebook.wordpress.com/

    J’espère qu’il y aura un jour des alternatives pour ceux et celles qui, comme moi, sortent un peu de la brousse et sont un peu sauvageons ! (Rires) 🙂 Non, plus sérieusement, je ressens avec force à quel point c’est une liberté personnelle que je protège avec le temps en refusant que quiconque me force à m’inscrire sur FB… 😉

    Enfin, ce petit détour pour expliquer que j’aimerais échanger via d’autres biais si jamais vous me renvoyez à cette page FB 🙂

    Un grand merci ! Je suis très heureuse que vous ayez créé ce projet à Paris, c’est une source d’inspiration permanente pour moi… 🙂

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    1. Bonjour Lilas. Pour les séances de bilan organisées par Benjamin, il s’agit simplement, une fois tous les 2 mois, de nous poser ensemble, de réfléchir à des questions concernant l’expérience des 2 mois passés, et chacun à notre tour, de nous livrer sur notre vécu personnel. C’est très puissant si on s’attache à respecter un cadre bienveillant où la parole est libre, non commentée, non jugée.
      Pour ce qui est des échanges sur Facebook, ils ne sont pas indispensables. Rien de mieux que les échanges en face à face, donc les conférences et les formations. Je te suggère de rejoindre en particulier la conférence de cet été (www.eudec.fr). Aussi, ces 3 lignes ne sauront pas décrire vraiment ce qu’est ce processus de bilan. Le mieux est de le vivre. Nous le vivons par exemple lors des formations qu’on organise à l’école Dynamique.
      Bonne continuation.

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  3. Bonsoir Ramin,

    Un grand merci pour cette réponse ! Peut-être que moi-même ou l’un ou l’autre membre de mon équipe irait voir la conférence 🙂 Il faudra en discuter entre nous, nous avons décidé d’utiliser la maxime « brindille par brindille, l’oiseau fait son nid », et « Lentement mais sûrement »… Brique par brique…
    Un membre de mon équipe va peut-être faire en avril prochain un stage à l’école autonome de Genval, on verra ! Ce serait super! Beaucoup d’entre nous enseignons encore dans l’ordinaire, ou nous formons pour être enseignants… Personnellement, je suis enseignante. Serez-vous à la conférence ? Je ne suis pas certaine de pouvoir y aller cette année (beaucoup de choses déjà prévues avant même de m’impliquer dans ce projet qui me tient à coeur), mais peut-être un jour, ou l’autre, j’y irais, ou mes collaboratrices… On fait régulièrement cela: assister à l’une ou l’autre réunion, et rapporter aux autres ce qu’on en a tiré…

    Très bonne soirée, et merci encore !

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  4. Bonjour Ramin!

    Votre blog, même s’il n’est plus alimenté depuis novembre passé reste toujours tellement inspirant ! J’espère que votre projet à Paris se porte toujours à merveille ! Mon équipe fondatrice pour une école s’apprête à créer les statuts d’une asbl en mai et juin prochains, et deux de leurs membres (moi y compris) avons fait un stage dans une école Sudbury… 🙂 Je voulais vous demander si, dans votre blog, ou ailleurs, il y a un article qui explique quels types de personnes il faut dans une équipe. Je ne parle pas de l’article écrit par Marie Gervais le 27 mai 2016, intitulé « Comment former une équipe qui marche » ? Car il parle des qualités personnelles que TOUT membre de l’équipe devrait normalement avoir (motivation, volonté, sens des responsabilités, etc), mais j’ai déjà vu quelque part ailleurs un article qui parle plutôt des compétences nécessaires à la construction d’une école que TOUS NE doivent PAS nécessairement avoir, en jouant sur la complémentarité. Par exemple, il faut une personne qui aime l’administratif, une autre qui aime l’informatique pour créer un site web pour l’école,etc. (je ne me souviens plus bien) (je ne sais même plus s’il se trouve sur ce blog).

    Est ce que vous voyez de quel article je parle à tout hasard ? Cela m’intéresse vivement 🙂

    Un grand merci 🙂

    Très bon long week end !

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    1. Bonjour. Ravi que ton projet avant ! Ça ne me dit rien, mais tout cela devrait se goupiller au fur et à mesure que vous avancez. Les besoins deviennent évidents un par un, et au final, même si personne n’aime faire du travail administratif, ba c’est comme ça et vous vous démerderez pour trouver des solutions. C’est ce qu’on a toujours fait à l’école Dynamique : système débrouille, et ça a toujours bien marché.

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      1. Bonjour Ramin,
        Je suis heureuse de recevoir vos encouragements ! D’accord, ce n’est pas grave si cela ne vous dit rien. Merci pour votre réponse ! Encore tous mes encouragements pour tous vos projets à l’école dynamique et à bientôt peut être (ici, ou à la conférence eudec

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  5. Coucou Ramin ! C’est encore moi ! 🙂
    Mon équipe se pose une question importante: celle de notre plan financier. Nous avons besoin d’avoir une idée du plan financier d’une école sudbury, afin d’avancer sur du concret: voir ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. On avance sur des sables mouvants pour le moment car n’avons pas d’idée claire sur ce que peut être un plan financier. Est ce que nous pourrions avoir des exemples de plans financiers ?
    Un grand merci et très bonne soirée 🙂

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