« Birdy », un oiseau rare ?

 On les appelle des « Birdies », des « oiseaux », en raisooiseau raren de leur présence passagère dans nos lieux où ils apportent dans leur bec les fruits de leurs migrations.

Ce sont les intervenants bénévoles extérieurs à l’école. Bien que leur place parmi nous semble aller de soi, nous avons pourtant choisi de ne pas ouvrir sans conditions nos portes à tous ceux y ont frappé. En effet, leur présence, leur collaboration, bien que précieuses, ne vont pas sans poser un certain nombre de questions au regard de la philosophie Sudbury. Je ne prétends d’ailleurs pas ici en faire le tour et me limiterai  à celles qui touchent à l’environnement d’une école démocratique : dans quel milieu les membres vivent-ils ? A quelle variété d’expériences vivantes, vécues ont-ils accès ? Cet environnement doit-il être enrichi ?

D’où viennent ces oiseaux-là ?

Il existe au sein de l’école une Commission des relations extérieures dont j’ai la charge pour cette année. Elle recouvre exactement tout ce qui touche :

  • soit à des personnes qui nous proposent directement leurs services, via la boîte info de l’école, par le bouche-à-oreille ou lors des « portes ouvertes » de l’école ;

  • soit à des personnes ou des lieux auxquels il nous semble intéressant de nous ouvrir ou parce que des membres de l’école ont manifesté clairement leur intérêt pour un domaine d’activité dépassant les compétences présentes à l’école et nécessitant de nouvelles ressources.

    Si j’ai la responsabilité de trouver les personnes/lieux ressources pour élargir les pratiques vécues à l’école, chacun a la possibilité de me solliciter (ou un autre membre du personnel) pour organiser  l’intervention d’une personne extérieure à l’école ou d’une sortie.

Nous avons par exemple accueilli un birdy, Alexandra, qui connaissait une personne de l’équipe et qui a proposé la « danse des 5 rythmes ». Christine, la maman de Julien (un ancien membre de l’école) a quant à elle proposé ses services suite à la demande de certains enfants de créer un club couture à l’école. Clément, leader de la batucada de l’association Soif de rythmes est venu à nous en visitant l’école lors de Portes ouvertes. Fabrice, un dessinateur qui intervient à l’Ecole démocratique du 19ème et à la Sudbury School Paris a participé à une formation et c’est nous qui sommes allés à lui. Céline, intervenante en montage vidéo est venue spontanément à nous par notre site internet.

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Le club chimie avec Houda

Une activité vécue authentiquement…pas un cours déguisé

Lorsque je me suis présenté pour être responsable de cette commission, je venais, avec peu d’expérience du modèle Sudbury, mais un retour d’expérience de 10 ans dans les écoles. Aussi je venais de faire la lecture, essentielle pour ma pensée de notre modèle, du livre de John Holt Apprendre sans l’école. J’avais assisté à la vie du club d’italien de l’Ecole Dynamique, qui existait depuis plusieurs mois.

Il en a résulté une vision très précise, ce qui ne signifie pas arrêtée, de la place des « birdies » dans une école libre et démocratique.

De mon retour d’expérience dans les écoles, je me suis expliqué en détail dans mon profil (sur la page de notre site) et je n’y reviens que pour citer ce passage : « Il m’est arrivé de faire régulièrement le constat suivant, d’une consternante banalité, mais dont il faut tirer quelques conséquences qui pèsent assez lourd : l’amour de ce que l’on enseigne, et la participation globale de la classe, ne suffisent pas à effacer ce sentiment d’emmener des êtres humains aux désirs multiples, changeants et contradictoires, dans une direction unique où ils n’ont manifestement pas tous envie d’aller. Là où leur être le plus intime n’entre pas en résonance, pour le dire de façon un peu plus poétique. »

De l’expérience du club d’italien de l’Ecole Dynamique (qui n’existe plus aujourd’hui), je me souviens surtout du dynamisme de l’intervenante et de la façon ludique qu’elle avait d’aborder ce qu’il faut bien appeler un cours de langue. Pourquoi pas ? Mais retrouver finalement la forme d’un cours, fût-il ludique, était-ce bien là la motivation initiale des membres ?

Et de John Holt, je retiens son observation faite dans les années 70 au sein d’une école libre au Danemark (Ny Lilleskolle) et en particulier sur la place des intervenants au sein de cette école. Il dit y avoir vu travailler un luthier, fabriquant dans un coin de l’école une viole de gambe pendant plusieurs mois. C’est ce dernier exemple qui m’a frappé.

Holt ne parlait pas d’un homme qui vient donner un cours de lutherie. Il décrivait une personne passionnée par ce qu’elle fait et qui le fait, parce que cela est important pour elle, comme elle le ferait au sein d’un village, mais en acceptant d’être observée et interrogée par des enfants aussi régulièrement qu’ils le souhaitent. Et quelle richesse pour ces derniers de voir l’engagement, la persévérance, le temps long de la fabrication ! Ce qui amenait même Holt à en déduire qu’il devrait exister des films montrant aux enfants les longs cheminements menant à l’aboutissement de projets dans différents métiers.

Ce temps long et lent qui semble tant manquer à notre époque ! Et le loisir de l’observation libre.

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Club couture avec Christine

Holt complète sa réflexion par une citation de Alison Stallibrass (une autre observatrice passionnée de l’enfant) que je vous livre : « Regarder est une activité importante ; le besoin d’un enfant de regarder doit être respecté et l’on ne doit pas le distraire de l’attention qu’il met à observer les autres et à être stimulé.(…) Certains enfants (…) aiment regarder les autres faire des choses avant d’essayer de les faire eux-mêmes ; ils aiment réfléchir et examiner ce qu’ils vont faire avant de le faire ».

Un peu plus tard je tombai sur la partie des travaux de Peter Gray consacrée au rôle fondamental de l’observation du monde adulte par les enfants dans les sociétés des chasseurs-cueilleurs (cf. son livre phare qui vient d’être traduit en français sous le titre  Libre pour apprendre ) et qui corrobore les observations de Holt…

Une école présentant une grande diversité d’expériences possible.

La synthèse de toutes ces réflexions tient en peu de mots : l’un des ingrédients essentiel à la composition d’un environnement favorisant le développement de nos enfants est la possibilité de l’observation renouvelée, longue, des activités propres à leur culture et à leur époque, à condition quelles soient exercées avec talent et passion.

Comment ne pas voir que cette possibilité est aujourd’hui partout soustraite à nos jeunes, et en premier lieu par l’école elle-même ! De nombreux enfants n’ont en vérité souvent qu’une idée fort abstraite du métier même de leurs propres parents !

On objectera que tout métier ne permet pas d’observer aussi concrètement l’évolution d’une tâche que celui d’un luthier. Peut-être. Mais le propos de Holt n’est pas de promouvoir les seuls métiers dits « manuels ». Il insiste sur la richesse du processus de travail et de sa longueur en elle-même, cette dernière n’étant pas propre aux métiers de l’artisanat. On peut cependant leur reconnaître l’avantage d’être particulièrement tangibles pour des enfants, plus que des métiers faisant trop tôt appel à l’abstraction.

Être libre d’accepter ou de refuser une activité

Si notre école n’accueille pas encore beaucoup de birdies c’est que beaucoup proposent en réalité un atelier/cours sur mesure et s’étonnent de s’entendre dire :

« Tu viens vers nous avec une activité que tu adores mais accepterais-tu qu’il n’y ait éventuellement personne pour partager cette activité ? Autrement dit es-tu prêt à pratiquer cette activité pour toi d’abord et à la partager éventuellement avec des membres qui seraient intéressés ? »

Tel est le positionnement simple qui nous permet de garantir à chacun la liberté d’accepter ou de refuser une activité.

J’ai récemment discuté du sujet de cet article avec la mère de l’un de nos membres. Elle a tout de suite saisi l’esprit dans lequel je prenais ce travail et m’a fait une proposition originale : qu’elle puisse prendre un cours de chant dans le cadre de notre école en acceptant l’observation et le partage ! Il se trouve qu’une autre mère de l’école souhaitait proposer quelque chose autour du chant, son métier, sans trop savoir quelle forme cela pourrait prendre… je les ai mises en relation et l’affaire suit son chemin.

Je me prends donc à rêver d’une école dans laquelle nous aurions par exemple un pâtissier professionnel qui viendrait « en résidence » dans notre cuisine, un bricoleur venant construire un meuble, un jardinier, un typographe ! (Tiens je crois qu’il y en a un parmi les parents de l’école…)

Mais si l’observation de personnes passionnées par leur activité présente les atouts que nous avons évoqués plus haut, leur présence ne risque-t-elle pas de dénaturer le projet initial en dispensant certains membres de la recherche d’un projet personnel ?

Après tout notre école ne fait que garantir un cadre démocratique au sein duquel tout est mis en œuvre pour que chacun se sente libre de pratiquer ce que bon lui semble. Le recours à des intervenants extérieurs (ou autres ressources extérieures à l’école) reste récent dans l’école et il est évident qu’il y a encore une « culture » à construire autour de ces potentialités infinies pour que chacun s’en empare selon ses besoins !

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Club percu avec Clément

Offrir un large champ d’observation mais sans chasser l’ennui à tout prix

Voici la question qui « fâche » : faut-il que nous, adultes, intervenions pour placer au beau milieu de notre groupe des personnes qui lui sont étrangères et dont la présence n’a pas été toujours explicitement demandée ?

Et bien c’est un sujet de discussion que nous avons eu au sein de notre équipe et qui ne fait pas consensus en effet.

Pour ma part j’y suis tout à fait favorable mais de façon raisonnée.

Comme Peter Gray, pour l’avoir moi-même vécu enfant avec le plus grand bonheur, je suis un farouche partisan du jeu libre chez l’enfant, surtout si celui-ci a lieu en l’absence même de toute présence adulte. Mais j’assume que notre école n’est pas un village mais un collectif où chacun vit ce qui lui semble le plus passionnant de vivre à chaque instant. C’est la base même de notre philosophie.

Or je ne me figure pas que des écoles avec ou sans des intervenants proposent les mêmes possibilités d’expériences et d’émulation.

« L’oiseau-birdy » vient certes chercher chez nous de quoi se construire « un nid » mais il vient aussi enrichir notre écosystème. Affirmer qu’un environnement avec ou sans oiseau seraient le même ne tient pas debout. Non pas que rien ne pousserait dans un tel environnement, mais, comme certains oiseaux pollinisent, ils enrichissent en un sens la biodiversité du milieu et lui évitent sans doute parfois l’aridité.  Certains verront peut-être a contrario des vertus à cette aridité : en particulier celle de ne pas chasser l’ennui fondateur d’une vraie recherche intérieure. En bref de ne pas transformer notre école en un centre de loisirs. A quoi je réponds que de toute façon la culture de la liberté est tellement installée dans notre école que même le plus jeune de nos membres sait dire « non » quand il ne souhaite pas pleinement participer à une activité. Par conséquent je n’ai nulle crainte de voir notre école se transformer en un centre de loisirs. Non, il est bien clair que notre école ne fait pas dans le divertissement.

Une activité utilisée essentiellement pour chasser l’ennui, ne se voit-elle d’ailleurs pas rapidement dégradée par cet usage peu noble que l’on fait d’elle ?

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Mais j’ai conscience que nous sommes là sur un fil, et que l’équilibre est assez subtile. D’un côté le fleuve puissant de la motivation intrinsèque mais le risque pour certains d’un ennui trop exigeant pour le moral. De l’autre côté, le choix de se déterminer dans un environnement sans contraintes de participation mais ouvrant grand les portes de l’émulation quitte à prendre le risque de réintroduire des situations qui pourraient interférer avec le désir profond et unique de chacun de trouver sa voie originale.

Pour finir, je citerai à nouveau John Holt qui nous invite de nouveau à un changement de point de vue sur l’apprentissage : « Au Centre [Holt parle d’une école libre qu’il a visitée], un adulte ne joue pas au billard pour apprendre à un enfant comment on joue, pas plus qu’il ne fait de démonstration de l’utilisation d’un tambour. Non : le jeu se poursuit, les parties se jouent, parce que les participants veulent jouer. C’est l’enfant venu regarder qui transforme les joueurs en professeurs pour lui. Il en découle que la société du Centre se transforme en professeurs, non pas intentionnellement, mais spontanément et inéluctablement par la nature même de la situation ; grâce à l’abondance et la variété des activités faites en société, l’enfant est nourri d’expériences. »

Finalement, qui met les pieds dans notre école ressent, parfois, cette même fraîcheur que le marcheur harassé de fatigue plongeant les pieds dans le torrent frais et revigorant de la montagne. Peut-être est-ce là un des motifs inconscients, inavoués, de tous ces adultes chez qui l’école a souvent laissé un goût amer, et qui, sentant ou devinant le joyeux tumulte de notre Ecole Dynamique, sentant ou devinant la présence forte d’un collectif vivant et libre, où se mélangent tous les âges, souhaitent y prendre en quelque sorte un bain de jouvence ? Mais n’est-ce pas tout l’intérêt d’une vie collective que de faire se mélanger les énergies propres à chaque âge plutôt que de voir progressivement s’éloigner chaque génération dans son coin ?

J’ai appris récemment que nos collègues de l’Ecole Démocratique du 19ème avaient ouvert leurs portes au 3ème âge. Belle initiative qui élargit encore le sens de notre action ! Mais oui ! Il faut sans doute aller jusque là !

Certes avons-nous encore du chemin à parcourir pour enrichir l’environnement de notre école, mais quel bonheur de faire partie de cette aventure ! Quelle chance ! Quel espoir pour demain !

Alexandre

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2 réflexions sur “« Birdy », un oiseau rare ?

  1. « l’un des ingrédients essentiel à la composition d’un environnement favorisant le développement de nos enfants est la possibilité de l’observation renouvelée, longue, des activités propres à leur culture et à leur époque, à condition quelles soient exercées avec talent et passion »: je souhaite ajouter quelques remarques complémentaires:
    Certains enfants ont besoin de très peu observer avant de faire, d’autres ont besoin de plus de temps, selon leur état du moment, selon le domaine et là où ils en sont, selon leur envie etc…selon le cas, certains enfants n’observent pas et font directement, par tâtonnements ou sans. De plus, « faire » et « observation » s’opèrent simultanément, par paliers, selon les situations et divers facteurs.
    Ensuite, les enfants se développent dans un milieu multi culturel, la culture dominante étant issue de métissages multiples. Des éléments multi culturels interagissent dans notre environnement, peuplé de personnes originaires de lieux et de milieux variés. Sans parler du fait que chaque famille porte sa propre « culture » quel que soit le pays.
    Les enfants peuvent aussi apprendre des savoir ou savoir faire d’ époques antérieures. Notre époque est de toute façon héritière des époques antérieures, nos habitus…
    Que les activités se déroulant dans l’environnement soient exercées avec ou sans talent, avec ou sans passion, les enfants s’imprègnent, filtrent, et puisent ce dont ils ont besoin ou/et envie: marcher, parler, courir, faire les tâches, écrire, utiliser un clavier…..
    L’environnement des êtres est une entité dynamique,variée.
    Le développement est dynamique, varié: c’est un processus intrinsèque en interaction avec l’extérieur.
    L’environnement n’est pas dissocié des êtres qui y évoluent, il résulte de l’activité de ces êtres.
    Les êtres façonnent leur environnement et vice versa: il y a interaction constante.
    Par ailleurs, à mon sens, le risque de faire venir des intervenants extérieurs quels qu’ils soient ne réside pas tant dans le fait que les enfants ne sauraient pas dire « non », (quoi que l’adulte représente malgré tout dans la tête d’un enfant une figure d' »autorité » et d' »influence » à divers degrés selon les enfants, là où ils en sont etc…)
    que plutôt dans les interprétations de cette présence par certains enfants: je veux dire par là, qu’est-ce qu’on fait passer à l’enfant quand on lui impose une présence adulte qu’il n’a pas décidée, qu’est ce qu’il peut comprendre de la venue d’un adulte qui arrive avec un savoir faire? peut il en déduire qu’il est censé copier ce savoir faire? est ce que ça veut dire qu’on ne lui fait pas confiance et qu’on envoie un adulte qui saurait mieux faire que lui? etc…etc…tout ce qu’un enfant pourrait imaginer…
    ça me rappelle un peu les « modèles », constants chez Steiner, que l’enfant est censé imiter et à la perfection….Le talent y est aussi revendiqué, ce qui constitue un réel blocage pour de nombreux enfants. Il y a toujours risque de dérives, d’emprise de la part des adultes…
    Les enfants sont riches de beaucoup de choses, faisons leur confiance et laissons les créer leur propres environnements et leurs propres interactions. L’école classique bannit ça.
    J’ajouterais que l’autre risque est la consommation d’activités ou de loisirs…Les enfants sont toujours actifs, même dans l’immobilité apparente, on ne sait ni ne voit tout ce qui se joue dans la tête de chacun.

    « A quoi je réponds que de toute façon la culture de la liberté est tellement installée dans notre école que même le plus jeune de nos membres sait dire « non » quand il ne souhaite pas pleinement participer à une activité. »: à ce propos, je nuancerais en disant que l’ecole dynamique est seulement dans sa 2è année et que rien n’est installé pour toujours, puisque c’est dynamique, la liberté n’est jamais donnée, c’est toujours un cheminement, une quête, une recherche, une « lutte » , rien n’est jamais acquis une fois pour toute…vouloir être libre nécessite une vigilance de tous les instants, on ne peut jamais se reposer sur ses lauriers, dormir sur ses 2 oreilles lorsqu’on se revendique pour la liberté…
    Enfin, l’ecole dynamique est avant tout le milieu des membres, qui peuvent décider d’inviter des hôtes.
    Selon moi, il ne s’agit pas tant d’une question d’approche Sudbury que de la question de se questionner toujours sur le sens que peut prendre pour les enfants ce que nous décidons à leur place, pour les membres de l’ecole en général.
    Dans les grands espaces d’un village, on a toujours la possibilité d’aller voir ailleurs si la présence de quelqu’un nous importune, dans l’espace d’une ecole, moins…
    Voilà les quelques réflexions que ça m’inspire aujourd’hui.

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  2. Youpie ! Un nouvel article qui me confirme incroyablement ce que je pense sans jamais avoir lu de témoignage à ce sujet ! Si je fonde une école, c’est bien comme ça que je vois les choses: faire les activités artistiques et intellectuelles qui me plaisent en tant qu’enseignante, et les enfants s’y joindront s’ils ont envie ! Je suis tellement passionnée par tant de choses, j’ai encore envie d’apprendre mille choses à mon âge, c’est très bien comme ça !
    Merci pour ces articles, j’adore !

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